Lettre ouverte aux femmes

Mesdames, dans cette lettre j’aimerais vous dire, j’aimerais te dire, je t’aime, j’aimerais t’exprimer à quel point, tu as changé ma vie, à quel point tu es précieuse à mes yeux, à quel point je te respecte et je t’admire à travers mes yeux d’enfants, mes yeux d’homme.

Je ne sais pas par où commencer tellement j’aimerais t’écrire un livre et même plusieurs tomes car sans toi tout ce qui existe autour de moi n’aurait pas de sens.

Je t’aime au point de t’écrire ici l’espace d’une lettre, de quelques mots qui je l’espère pourront exprimer tout l’Amour que j’ai pour toi.

Pour moi l’Amour est la plus belle chose que tu m’as transmis. J’ai commencé à t’aimer lorsque je t’ai vu, lorsque j’ai ouvert les yeux, un lundi de mai 1992. Tu m’as pris dans tes bras comme si tu tenais le monde dans tes mains. J’ai appris à recevoir de l’amour lorsque tu as posé tes mains pour me rassurer dans le monde dans lequel je venais d’atterrir. Je t’aime car tu m’as donné la vie en ce jour où je t’ai déchiré par l’endroit où tous les hommes voulaient entrer. A toi la première femme de ma vie, je t’aime m….

Je ne sais toujours pas ce que c’est aimer même jusqu’au jour où tu t’en vas…

J’ai appris à t’aimer en ton absence, cette même absence qui m’inspirera un respect, une sensibilité, une tristesse, et une compréhension sur les femmes que je vais fréquenter à l’âge où tout homme a envie de découvrir ce qu’est d’être un homme et de flâner devant toi.

Mesdames, je vous aime. Derrière cette lettre se cache aussi ma rédemption, je sais que je t’ai blessé, humilié, manqué de respect sans le savoir à travers mes mots, mes comportements mais j’étais trop égoïste, égocentrique pour voir ta peine à travers ton sourire. J’aimerais te dire pardon même s’il est trop tard.

Souvent on me dit que je suis un mec bien, tu parles, je suis pire que tous les « bad boys » que tu as rencontré parce que j’ai une gueule d’ange mais je suis un manipulateur car je n’ai pas appris à t’écouter, à te respecter, trop occupé à plonger mes yeux dans ton décolleté ou à t’imaginer nue. J’aimerais te dire pardon pour avoir voulu tirer un intérêt de toi par ma façon d’être.

Tu portes le monde en toi, tu es ma muse, ma source d’inspiration qui me pousse à soulever des montagnes et me mettre à dos tout homme qui ne te verrais pas comme je te vois. Sans toi ma vie n’a aucun sens si ce n’est te contempler en secret comme je le fais au quotidien, tu m’inspires tellement que j’aimerais t’aborder, te dire, te crier je t’aime en pleine rue mais j’ai peur de t’offenser, que tu te sens gêner, mal à l’aise, que tu es peur car tant d’hommes t’ont pris pour acquise, pour objet, en ayant tort, te traitant comme inférieur à eux. Tu es tout sauf cela.

Mais moi aussi je suis responsable et coupable. J’ai aussi ma part à assumer, un jour j’ai franchi la ligne juste parce que tu as préféré que nos routes se séparent pour être plus heureuse à un endroit où je n’étais pas et centré sur moi, égoïste, je n’ai pas vu le geste d’amour que tu venais de faire pour moi. Un geste de bienveillance pour me faire comprendre que je pouvais rencontrer une autre femme qui n’aurait pas envie de marcher seul mais de marcher à mes côtés.

A partir de là j’ai enchaîné les conquêtes, les coups d’un soir te traitant comme un produit de consommation qu’on pouvait remplacer si l’on n’était pas satisfait et te faisant croire ce que tu voulais entendre pour arriver à mes fins.

Mais un jour j’ai dépassé les limites, je t’ai bousculé par mes mots irréfléchis, agressé verbalement, physiquement, mis à terre dans ta sensibilité et dans ta féminité.

Je me rappelle toujours du regard que tu m’as lancé lorsque tu as compris que je t’avais trompé , lorsque j’avais trompé ta confiance par mes maux et mes comportements.

Depuis j’ai muri car j’ai compris un grain de ce que tu vis quotidiennement. Et depuis je me cache de te dire à quel point je t’aime, à quel point j’ai envie de passer ma vie à tes côtés, à t’admirer au matin lorsque tu te lèves et que tu  me dis, arrête de me regarder je ne suis pas coiffée. Et pourtant tu es si belle, tu es tellement humble, je t’admire et je t’aime pour cela.

J’ai envie de t’écrire des poèmes comme je le faisais pour mon premier amour lorsque j’avais 12 ans avec mon meilleur ami, Benoît. Si tu lis cette phrase sache que c’est grâce à toi que j’aime écrire, merci !

J’ai envie de t’apporter le monde chaque matin comme tu apportes un univers dans ma vie chaque jour depuis 26 ans maintenant.

J’ai envie de te faire l’amour telle que tu aimerais et pas telle que j’aimerais que cela se passe.

J’ai beaucoup trop peur de t’exprimer à quel point je suis sensible à tes côtés car j’aurais trop peur que tu me prennes pour un homme trop fragile ou trop gentil. Et c’est encore une interprétation biaisée que je me fais.

J’ai beaucoup trop peur de te montrer mes côtés sombres qui ont déjà un passé violent et pourtant qui font partie de ma chair.

J’ai beaucoup trop peur de sortir de ma grotte d’ours car ces derniers temps, j’ai eu quelques mauvaises expériences et pourtant j’ai compris que c’est avec toi que j’ai envie de partager le reste de ma vie.

J’ai beaucoup trop peur de m’inscrire à un club de danse pour être plus à l’aise avec mon corps et reprendre confiance en moi et te déclarer ma flamme en personne.

J’ai beaucoup trop peur de te dire je t’aime et pourtant je viens de le faire à travers ces quelques mots.

Je t’aime. Mesdames je vous aime de tout mon cœur. Vous êtes précieuses, vous êtes la vie.

Crédit photo Erik Lucatero (photo libre de droit)

Cette lettre a été écrite par Yannick Rosalie.

 

 

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